Panic, le studio derrière la petite console à manivelle Playdate, rembourse à ses clients américains les frais de douane qu'il leur avait fait payer. Ces 19 % venaient des taxes voulues par Donald Trump sur les produits importés, taxes finalement jugées illégales. Une fois remboursé par l'État, Panic aurait pu empocher la somme, sauf qu'il a préféré la rendre à ceux qui l'avaient avancée.
Une console à manivelle pas comme les autres
La Playdate n'est pas une console comme les autres. Ce petit boîtier jaune tient dans la poche, se contrôle en partie avec une manivelle sur le côté, et reçoit ses jeux par vagues façon abonnement. Elle est fabriquée par Panic, un studio américain surtout connu pour avoir édité des jeux appréciés comme Firewatch et Untitled Goose Game. La machine est vendue autour de 229 dollars, un tarif qui vient d'augmenter de 30 dollars à cause de la hausse des coûts de fabrication, et comme elle est importée, elle a été soumise aux droits de douane américains.
Des taxes annulées, puis remboursées
C'est là que l'histoire devient intéressante. Les droits de douane instaurés sous l'administration Trump ajoutaient une surtaxe de 19 % à payer par les acheteurs de la console. Sauf que la Cour suprême a fini par juger ce dispositif illégal au début de l'année 2026, ouvrant la voie à des remboursements pour les entreprises qui avaient réglé la note. Panic a donc déposé une demande, récupéré son dû auprès de l'État américain, puis pris le temps de bâtir tout un système pour reverser l'argent aux clients qui avaient payé plus cher. L'ensemble a pris plusieurs mois, jusqu'à cet été.
Rendre l'argent, un réflexe devenu rare
Ce qui frappe, c'est que beaucoup d'entreprises dans la même situation ont simplement gardé ce remboursement pour elles. Panic a fait le choix inverse, et son patron Cabel Sasser l'a résumé sans détour, expliquant que cet argent n'était pas le sien et que ça faisait du bien de le rendre. Il faut quand même garder la tête froide, parce que dans le même temps la console a pris 30 dollars pour d'autres raisons, donc les acheteurs ne sont pas totalement gagnants sur toute la ligne. Le geste sur les taxes reste malgré tout à saluer.
On en dit quoi ?
Dans une industrie tech où l'on gratte le moindre centime et où la moindre taxe finit rarement dans la poche du client, voir une petite boîte reverser spontanément une surtaxe a quelque chose de rafraîchissant. Panic ne joue pas dans la même cour que les mastodontes du secteur, mais l'exemple est parlant, et on aimerait bien que quelques géants s'en inspirent de temps en temps.