La Dodge Charger arrive enfin officiellement en France. L'importateur KWA ouvre les commandes, pour des livraisons prévues en septembre 2026 et des tarifs qui démarrent à 66 000 euros. Au menu, du six cylindres thermique ou de l'électrique jusqu'à 680 chevaux. Et une absence saute aux yeux : le légendaire V8 n'a pas fait le voyage.
Une icône qui arrive enfin chez nous
Pendant des décennies, la muscle car de Detroit ne s'achetait en France qu'en import gris, avec les galères d'homologation et de garantie qui vont avec. Cette fois, c'est officiel. La Charger passe désormais par KWA, alias KW Automotive, l'importateur de Dodge sur le Vieux Continent, qui s'appuie sur sept distributeurs français dont Madness US, installé à Batz-sur-Mer. Les commandes ont ouvert le 9 juin, les premières livraisons sont attendues à la rentrée. Fabio Catone, patron de la marque Dodge en Europe, y voit un moment clé et un nom emblématique remis entre les mains de clients qui cherchent du caractère plus que de la raison. Deux ou quatre portes, transmission intégrale de série : le format reste fidèle au mythe.
Du six cylindres ou de l'électrique, au choix
Sous le capot des versions essence, exit le V8. À la place, le bloc Sixpack, un six cylindres 3.0 biturbo baptisé Hurricane, qui passe de 420 chevaux sur la R/T à 550 chevaux sur la redoutable Scat Pack. L'électrique, lui, vise encore plus haut, avec une Daytona qui culmine à 680 chevaux en Scat Pack et 544 en R/T, portée par une batterie de 100,5 kWh créditée de 418 à 510 km d'autonomie selon la norme américaine EPA, que le cycle européen WLTP rabotera sans doute au passage. La Scat Pack électrique abat le 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et mesure 5,25 mètres de long, soit du très lourd. Restent les tarifs, et là ça grimpe vite : 89 900 euros pour la Daytona R/T, 95 490 pour la Scat Pack.
Le V8 reste à quai
La Charger débarque donc sans son moteur historique, ce gros V8 qui faisait toute sa réputation et une bonne partie de son folklore sonore, remplacé par un six cylindres turbo ou par des moteurs électriques bien plus discrets, qui auront clairement notre préférence . Côté thermique, il faudra bien sûr composer avec le malus écologique français, qui n'a jamais fait de cadeau à ce genre de cylindrée. Les versions électriques, bien trop chères, elles ne verront pas davantage la couleur du bonus. L'icône arrive donc chez nous, oui, mais quelque peu assagie
On en dit quoi ?
Voir une vraie Charger vendue avec garantie et réseau en France, c'est une excellente nouvelle pour tous ceux qui en rêvaient sans vouloir affronter les tracas de l'import. Mais une Charger privée de V8, ça revient un peu à servir un burger sans le steak. Heureusement que les 680 chevaux en électrique rattrapent un peu le coup.