Apple vient de diffuser une nouvelle publicité de sa campagne Privacy, That's iPhone, et la cible est on ne peut plus claire, Google Chrome. On y voit des espions habillés de chrome poursuivre l'internaute, jusqu'à se volatiliser en paillettes argentées dès qu'il passe à Safari. Le message est limpide, et le jeu de mots parfaitement assumé.
Des espions chromés qui partent en paillettes
La publicité, sortie le 3 juin, met en scène des traqueurs publicitaires sous la forme de personnages recouverts de chrome qui suivent les internautes à la trace pendant leur navigation. Au moment où l'utilisateur bascule sur Safari, ces figures se dissolvent dans un nuage de paillettes argentées. Un personnage prend même soin de pointer du doigt les tenues chromées, histoire que personne ne rate l'allusion. Le nom du navigateur de Google et le métal brillant ne font plus qu'un, et le rapprochement avec la surveillance devient impossible à manquer.
Safari mis en avant sur le terrain de la vie privée
Derrière la mise en scène, Apple en profite pour rappeler les arguments de Safari en matière de protection des données. Le navigateur bloque par défaut tous les cookies tiers depuis 2019, embarque une prévention du pistage qui s'appuie sur l'apprentissage automatique, propose un rapport de confidentialité, lutte contre l'identification par empreinte numérique et masque l'adresse IP grâce au relais privé d'iCloud. La marque enfonce le clou sur un thème qu'elle martèle depuis des années maintenant.
Une charge plus frontale qu'avant
Apple n'en est pas à son premier coup du genre, mais le ton a changé. En 2024, une précédente publicité montrait déjà d'inquiétants oiseaux mécaniques à tête de caméra suivant les passants dans la rue. Cette fois, l'approche se veut plus directe et plus moqueuse, en désignant son concurrent à demi-mot. Le timing n'a d'ailleurs rien d'innocent, à quelques jours de la conférence WWDC du 8 juin, où la firme devrait remettre une couche sur la confidentialité, en particulier autour de son intelligence artificielle.
On en dit quoi ?
C'est du Apple pur jus, et c'est plutôt bien vu. Taper sur Chrome sans jamais le nommer, juste en jouant sur le mot chrome et le métal, c'est le genre de pirouette marketing que la marque maîtrise mieux que personne. Sur le fond, Safari a effectivement une longueur d'avance sur le blocage des traqueurs, et le rappeler n'a rien d'usurpé. Maintenant, c'est aussi un peu facile de se poser en chevalier blanc de la vie privée quand on encaisse chaque année des milliards de dollars de la part de Google pour que son moteur de recherche reste réglé par défaut sur l'iPhone.