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Test du Mova N1 : pour 249 euros, ce petit robot m'a presque débarrassé de la corvée des vitres

Par Vincent Lautier - Publié le

Mova s'attaque désormais aux fenêtres avec le N1, un robot lave-vitres compact vendu 249 euros. Je l'ai testé pendant plusieurs semaines, sur des dizaines de vitres et de baies. Verdict : efficace et malin, mais est-ce que ça remplace vraiment un nettoyage à la main ?

Test du Mova N1 : pour 249 euros, ce petit robot m'a presque débarrassé de la corvée des vitres




Un format de poche qui se faufile partout



Avec ses 1,3 kg et son carré de 215 mm de côté, le Mova N1 se manipule d'une seule main, sans effort, ce qui est franchement important car il faut le déplacer souvent, quand on a beaucoup de vitres. Son profil ultra-fin, 59 mm à peine, lui permet de se glisser là où les modèles plus épais coincent, sous un volet roulant à demi baissé ou entre les barreaux d'une grille. En noir, le coloris que j'ai testé, il est discret et bien fini (même si on s'en fiche un peu pour un produit de ce type, mais il existe aussi en blanc), avec un unique bouton sur le dessus pour l'allumer et une poignée pour le porter. Il manque peut-être une boite de rangement, mais on fera sans. Le cordon secteur est assez long pour répondre à la plupart des usages, avec une rallonge fournie.

Test du Mova N1 : pour 249 euros, ce petit robot m'a presque débarrassé de la corvée des vitres


Une télécommande pratique, une application dispensable



Bonne surprise dans la boîte, Mova fournit une télécommande, en plus d'une microfibre de rechange et d'un flacon de liquide lave-vitre. Elle reprend l'essentiel des commandes, ce qui rend l'application presque dispensable. Presque, car l'app permet quand même de régler le niveau de puissance du nettoyage, de choisir entre plusieurs scénarios (rapide, en profondeur, complet ou bords) et de piloter le robot au joystick virtuel. Tout passe par contre en Bluetooth, donc aucune notification à distance, et pour savoir que le cycle est terminé il faut tendre l'oreille et écouter les annonces vocales du robot, pas toujours évident derrière une grande baie, mais il suffit de le savoir.

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Sur la vitre, du propre et pas mal de bruit



Une fois posé, le N1 se plaque tout seul grâce à ses 8000 Pa d'aspiration et démarre un nettoyage rapide, sans jamais menacer de décrocher. J'ai essayé de le retirer de la vitre en fonctionnement, franchement c'est compliqué, preuve que ça tient. La double brumisation projette un voile de vapeur très fin, juste assez pour décoller la saleté sans inonder le rebord. C'est propre et efficace. En intérieur, le résultat est très convaincant, la poussière et les traces de doigts s'effacent.

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En extérieur, sur des vitres maltraitées par la pluie et le pollen, le bilan est toujours très honnête, même s'il ne remplacera pas un grattoir si vous avez une énorme marque, genre un pigeon qui s'est jeté sur votre fenêtre et qui y a laissé quelques traces de son accident. Ses capteurs placés aux quatre coins laissent aussi quelques millimètres carrés non essuyés dans les angles, mais ça reste acceptable. Et le N1 est bruyant, environ 75 dB en plein cycle, de quoi l'entendre d'une pièce à l'autre, mais là aussi, il suffit de le savoir, et de lancer le nettoyage à une autre heure que la sieste.

Pssshit
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La trace de fin, et la corde qu'on ne peut pas retirer



Le vrai point noir arrive paradoxalement à la fin. Comme beaucoup de robots du genre, une fois revenu à son point de départ, il s'immobilise sans couper l'aspiration. L'humidité de la microfibre laisse alors systématiquement une petite trace d'eau et de poussière agglomérée là où il s'arrête. Rien de dramatique, mais ça oblige à un coup de chiffon manuel pour effacer cette signature, surtout visible en plein soleil. Autre regret, plus personnel cette fois, je l'ai utilisé au rez-de-chaussée, donc je n'avais pas vraiment besoin de la corde de sécurité censée éviter qu'il ne tombe sur quelqu'un. Dommage de ne pas pouvoir la retirer, elle pendouille pour rien. Bon point en revanche, en cas de coupure de courant, une petite batterie de secours garde le robot accroché une trentaine de minutes, le temps d'aller le décrocher.

Test du Mova N1 : pour 249 euros, ce petit robot m'a presque débarrassé de la corvée des vitres


Un entretien simple, mais un liquide introuvable



Côté entretien, Mova a bien fait les choses. La microfibre se fixe sur un velcro costaud, se retire d'un geste et passe en machine. Le réservoir de 120 ml suffit pour environ 30 m², soit une maison entière. Un coup de chiffon sec sur les capteurs et les chenilles, et c'est reparti. Seul hic, le fameux liquide lave-vitre Mova est introuvable sur Amazon et en rupture de stock sur le site officiel au moment où j'écris ces lignes. Au pire, vous pouvez mettre de l'eau, ça dépanne très bien, mais on aimerait pouvoir racheter le produit maison sans que ça soit galère, ou avoir une liste d'alternatives, en plus de l'eau.

Test du Mova N1 : pour 249 euros, ce petit robot m'a presque débarrassé de la corvée des vitres


On en dit quoi ?



Pour 249 euros le Mova N1 tient vraiment ses promesses. Il ne décapera pas des vitres de chantier et vous laissera toujours cette petite trace à essuyer à la main, mais pour l'entretien régulier des fenêtres, des miroirs et des parois de douche, il fait gagner un temps fou. Compact, simple, livré avec une télécommande bien pensée, il coche l'essentiel sans réclamer de station encombrante.


Pour 249 euros, ce petit robot compact et malin remplit parfaitement sa mission d'entretien régulier et fait gagner un temps fou. Il n'est pas parfait (il fait du bruit et laisse une petite trace là où il s'arrête), mais il s'impose comme un allié précieux pour s'alléger de la corvée des vitres sans se ruiner.