Tesla a fini par révéler le détail de ses 17 accidents de Robotaxi à Austin, après avoir longtemps caviardé les rapports envoyés à la NHTSA. Deux d'entre eux impliquent un opérateur humain qui avait pris le contrôle du véhicule à distance, et qui s'est planté. Un détail un peu génant pour une voiture vendue comme totalement autonome.
Quand l'humain reprend la main et se loupe
Le premier incident remonte à juillet 2025. L'assistance à la conduite se bloque, le superviseur de sécurité demande de l'aide à distance. Le téléopérateur prend le contrôle, accélère, tourne à gauche et envoie la voiture sur un trottoir pour finir dans une barrière métallique. Le second cas date de janvier 2026, à Austin également. Même scénario : l'ADS s'arrête, le superviseur réclame de l'aide pour reprendre la navigation. Le téléopérateur fonce tout droit et percute une barrière de chantier, abîmant l'aile et le pneu avant-gauche. Aucun passager n'était à bord lors des deux accidents.
Le pilotage à distance, une cache-misère ?
Tesla autorise ses opérateurs à piloter les véhicules à distance à vitesse raisonnable. Pour le constructeur, c'est une fonction de sécurité qui permet de dégager rapidement une voiture coincée dans une situation gênante, sans attendre l'arrivée d'un dépanneur ou des secours. Sauf que dans la pratique, ce filet de sécurité humain a déjà créé deux accidents bien réels. L'idée d'une autonomie totale prend un peu de plomb dans l'aile quand l'erreur vient d'un employé à l'autre bout du fil, qui ne voit pas une barrière de chantier orange juste devant le capot.
17 accidents et un rétropédalage embarrassant
Sur l'ensemble du service, Tesla a recensé en tout 17 accidents depuis le lancement à Austin en juillet 2025. Parmi les autres faits notables : un chien renversé en septembre 2025, un accrochage avec une chaîne métallique sur un parking, plus plusieurs rétroviseurs frottés sur d'autres véhicules. Tesla avait d'abord refusé de détailler les circonstances de ces incidents en invoquant le secret des affaires. Le constructeur a finalement publié toutes les versions complètes. À noter quand même : aucun accident grave avec responsabilité claire selon ces rapports, et le service tourne à une échelle bien plus petite que celle de Waymo ou Zoox, qui ont eux aussi ce type de problèmes.
On en dit quoi ?
Le service Robotaxi à Austin reste très limité en nombre de véhicules, donc 17 accidents en moins d'un an, ça fait beaucoup en proportion. Mais apprendre que deux d'entre eux ont été causés par les humains chargés de superviser le système, ça pose vraiment une question gênante. Si les opérateurs eux-mêmes se plantent, c'est génant. Reste un point positif, aucun blessé hospitalisé, aucun passager impliqué, et Tesla a fini par jouer la transparence après plusieurs mois de rapports caviardés. C'est déjà pas mal. Et surtout, ces problèmes ne sont pas si étonnants, sur un marché si jeune.