Apple aurait sérieusement envisagé de mettre la main sur Lux Optics, le studio derrière les célèbres apps photo iOS Halide, Kino et Spectre, dans le but d’améliorer l’application Appareil photo de l’iPhone. Mais les discussions ont échoué — et se sont rapidement transformées en conflit judiciaire particulièrement tendu entre les cofondateurs de la startup.
Une acquisition stratégique pour la photo sur iPhone
Selon The Information, Apple a entamé des discussions à l’été 2025 pour acquérir Lux Optics. Elle entendait sans doute renforcer les capacités photo natives de l’iPhone, un chantier désormais prioritaire en interne.
Cupertino chercherait en effet à franchir un cap avec l’iPhone 18 Pro, dont certaines fonctionnalités seraient capables de rivaliser avec des appareils photo professionnels. Une ambition qui nécessite une évolution profonde de l’app Camera, encore jugée limitée face à certaines apps tierces.
Dans ce contexte, Halide — réputée pour ses contrôles manuels avancés et son traitement d’image — représentait une cible idéale. Apple aurait également été très intéressée par les technologies (et les droits y afférents) développées par Lux.
Constat d'échec
Malgré l’intérêt d’Apple, Lux Optics aurait décliné l’offre, estimant pouvoir obtenir une meilleure valorisation après de futures améliorations de ses applications. Mais le problème est que l'l’histoire ne s’arrête pas là.
Deux mois après l’échec des négociations, la Pomme aurait tenté de recruter directement Sebastian de With, cofondateur et designer emblématique de Lux. Ce dernier rejoint finalement Apple en janvier 2026, intégrant l’équipe design, dans un mouvement assez classique, qui consiste à absorber les talents lorsque le rachat échoue.
La situation a rapidement dégénéré en interne. Le CEO, Ben Sandofsky, affirme alors avoir licencié Sebastian de With en décembre pour faute. Dans une plainte déposée en Californie, il accuse son ancien associé d’avoir utilisé plus de 150 000 dollars de fonds de l’entreprise à des fins personnelles depuis 2022, mais aussi —plus grave— d’avoir transmis du code source et des informations confidentielles à Apple. Notons que la firme californienne n’est pas poursuivie dans cette affaire et n’est accusée d’aucune faute.
Qu'en penser ?
Au-delà de ce bras de fer judiciaire, l’affaire Lux Optics illustre surtout la pression croissante qui pèse sur Apple pour reprendre la main sur la photo mobile. Cette dernière parviendra-t-elle à intégrer ce savoir-faire en interne sans en payer le prix fort (et en échappant à une éventuelle condamnation) ?